Ubu roi, le Covid et la crise qui vient

di Denis Collin
(La Sociale – 21.1.2021)

[L’analisi del filosofo Denis Collin è assai dura, lucida, politica nel senso più alto, del tutto condivisibile.
Abbiamo evidenziato in grassetto i passaggi secondo noi più significativi]

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Ubu roi, la mère et Ubu et tous les bras cassés qui les secondent l’ont décidé : état d’urgence prolongé jusqu’au 1er juin. La campagne de vaccination grâce à la « task force vaccination » (sic) se transforme en campagne de Russie version 1812. Plus personne ne voit la fin de cette crise où les décisions les plus contradictoires sont prises par des menteurs patentés qui revendiquent même leurs mensonges (Sibeth Ndiaye avait vendu la mèche, ainsi que Mme Buzyn). C’est un véritable délabrement de toutes les institutions qui se manifeste partout.

Ce qui res­tait de démo­cra­tie dans notre pays n’existe qua­si­ment plus. Nous sommes depuis 2015, pres­que sans inter­rup­tion, en régime d’état d’urgence. Si nous sor­tons un jour de cette épidémie de Covid, gageons que nous aurons droit à un « état d’urgence économique » pour per­met­tre au gou­ver­ne­ment de faire la poche des pau­vres afin de gaver encore plus la plou­to­cra­tie au pou­voir.Nous n’avons même plus de gou­ver­ne­ment à pro­pre­ment parler puis­que c’est un « conseil de défense » occulte qui décide de la vie de chacun de nous. Jour après jour, alors que le pays s’enfonce un peu plus dans le marasme, les mesu­res de res­tric­tion des liber­tés s’accu­mu­lent. À l’Élysée le fou qui se prend pour Napoléon fait sem­blant de contrô­ler encore la situa­tion.

Le minis­tère de la Santé est en pleine décom­po­si­tion. L’invrai­sem­bla­ble empi­lage de struc­tu­res char­gées de s’occu­per de l’épidémie est sur­tout révé­la­teur du para­si­tisme et de la cor­rup­tion qui gan­grè­nent l’État. Des pré­ten­dus méde­cins qui n’ont plus exercé depuis des décen­nies sont régu­liè­re­ment agités sur les médias pour pro­pa­ger la peur : repen­tez-vous, vous allez tous mourir, répè­tent les Diafoirus au pou­voir (au pou­voir des gros entre­pri­ses de bio­tech­no­lo­gie) et comme les méde­cins bro­car­dés par Molière, ils ne connais­sent qu’une recette, la sai­gnée, non pas indi­vi­duelle cette fois, mais sociale.

Les gros­ses entre­pri­ses amé­ri­cai­nes, Pfizer et Moderna, ont pré-vendu leur vaccin à des auto­ri­tés euro­péen­nes qui se sont empres­sées de les ache­ter alors même que les tests sont loin d’être ter­mi­nés – en fait per­sonne ne sait au juste ce que sera l’effi­ca­cité réelle de ce vaccin dont on ne sait même pas s’il blo­quera la cir­cu­la­tion du virus (selon les paro­les même de l’iné­nar­ra­ble Véran). Et voilà que Pfizer est inca­pa­ble de four­nir : il sus­pend ses livrai­sons à l’Italie et annonce que les pro­chai­nes livrai­sons seront infé­rieu­res à ce qui était prévu. À part le gou­ver­ne­ment ita­lien qui les traîne en jus­tice, tout le monde s’incline. Les diri­geants de la com­mis­sion de l’UE, UVL en tête, res­tent cois alors qu’ils s’étaient déme­nés par toutes sortes de manœu­vres en cou­lisse pour forcer la main à l’agence euro­péenne du médi­ca­ment en vue d’obte­nir la vali­da­tion de ces nou­vel­les potions magi­ques.

En France, nous n’avons pas ces pro­blè­mes puis­que nos génies de la « task force » ont mis en place un sys­tème par­fai­te­ment rôdé pour tout embrouiller et ralen­tir les opé­ra­tions de vac­ci­na­tion. Comme en 40, nous avons les doses mais pas les serin­gues qui vont avec ! Véran-Gamelin a trouvé la solu­tion : révi­ser la pro­cé­dure de prise de rendez-vous… Mais ras­su­rez-vous le gou­ver­ne­ment ter­gi­verse pour nous refi­ler le vaccin Sanofi. Le pro­blème, c’est que Sanofi à permis à ses action­nai­res de se goin­frer de sub­ven­tions publi­ques tout en fer­mant à tour de bras les labo­ra­toi­res de recher­che (encore 400 sup­pres­sions d’emplois annon­cées) et que les pro­cé­du­res élémentaires ne sont plus res­pec­tées : une erreur de mani­pu­la­tions a permis que des réac­tifs avec trop impu­re­tés ont été uti­li­sés et le vaccin Sanofi a pris plu­sieurs mois de retard. Mais Sanofi est intou­cha­ble car Sanofi c’est Weinberg et Weinberg, ancien de l’écurie fabiu­sienne est le mentor de Macron.

Le vaccin, par­lons-en. Il n’est pas ques­tion de ren­trer dans des que­rel­les absur­des agi­tées par des obs­cu­ran­tis­tes qui pen­sent que les aiguilles sont empoi­son­nées. Le com­plot des « illu­mi­nati » n’a pas décidé d’eutha­na­sier la moitié de la pla­nète et, au moins à un cer­tain âge, le simple calcul des rap­ports coût/béné­fice recom­mande la vac­ci­na­tion. Il y a dit-on des gens morts après avoir été vac­ci­nés. Les auto­ri­tés nous ras­su­rent : ils ne sont pas morts du vaccin mais de « comor­bi­di­tés ». Argument qui se peut enten­dre mais qui deman­de­rait qu’on pro­cède à une révi­sion du nombre de morts réels en raison du virus. Ce que, bien sûr, les auto­ri­tés s’empres­se­ront de ne pas faire puis­que les chif­fres ser­vent à faire peur et que, comme le disait déjà Spinoza, on gou­verne les hommes par la crainte et par la super­sti­tion.

Le pire peut-être n’est pas là mais dans l’absence de toute oppo­si­tion. Le PCF n’existe plus, Le PS est en état de pro­fonde léthar­gie. LFI sou­tient la poli­ti­que sani­taire du gou­ver­ne­ment et réclame même de temps en temps un peu plus de confi­ne­ment. Le RN est aux abon­nés absents, Marine Le Pen se conten­tant de voter les lois de Macron qui ren­for­cent les pou­voirs de la police (mais c’est Macron devait faire « bar­rage à Le Pen »).Seuls quel­ques pré­si­dents de région ou des maires de gran­des villes font de temps à autre enten­dre leur voix – ainsi Muselier, tout récem­ment. Après -9 % en 2020 et avec la même sai­gnée en 2021, la seule chose qui occupe nos têtes pen­san­tes, c’est 2022. Les élections dépar­te­men­ta­les et régio­na­les sont déjà fort com­pro­mi­ses : aucun chef de parti ne s’en inquiète. La seule chose qui importe est de se pré­pa­rer à faire le gui­gnol au car­na­val prévu en 2022 et dont seuls des aveu­gles volon­tai­res peu­vent être assu­rés qu’il se tien­dra bien – Macron a pour­tant prévu qu’il n’est pas sûr de pou­voir se repré­sen­ter sans que cette petite phrase lourde de sous-enten­dus ait plus que ça inter­rogé nos grands ana­lys­tes et nos grands chefs. Ainsi l’abat­te­ment et la rési­gna­tion sont le sen­ti­ment domi­nant dans le peuple. Mais les « grands » le savent, tout cela pour­rait se ter­mi­ner assez mal. De quel côté ? Nul ne peut le dire. Mais les plus gran­des crises sont devant, à brève échéance.

«Non sanno nemmeno che faccia abbiamo»

di Alberto Giovanni Biuso
(14.1.2021)

Le gravi decisioni prese anche dalla Crus (Conferenza dei Rettori delle Università Siciliane, che meglio sarebbe rinominare Crux) sono fondate su procedure scarsamente scientifiche e socialmente esiziali, che abbiamo segnalato anche qui: Linguaggio, potere, epidemia.
Dopo aver letto questo articolo, il collega Alessandro Pluchino -fisico dell’Università di Catania- mi ha trasmesso un intervento di qualche tempo fa di Giorgio Parisi, fisico anch’egli e Presidente dell’Accademia Nazionale dei Lincei, il quale scrive, tra l’altro, che «come ha richiamato chiaramente la commissione COVID-19 dell’Accademia dei Lincei, in assenza di trasparenza, ogni conclusione diviene contestabile sul piano scientifico e, quindi, anche sul piano politico. Che senso ha decidere l’apertura o la chiusura delle Regioni basandosi su un numero non affidabile, con un’incertezza enorme?» (L’indice Rt è inaffidabile)

Anche per questo è grave e storica la responsabilità che i decisori politici e accademici si stanno assumendo con il mettere a rischio non soltanto i diritti degli studenti -i quali continuano a pagare ben reali tasse di iscrizione in cambio di un insegnamento e di servizi da dieci mesi soltanto virtuali– ma subiscono anche conseguenze assai dannose per la loro salute fisica e mentale, come documentano, tra gli altri, sia un testo che abbiamo già pubblicato di D., studente dell’Università di Catania sia quello più recente di una studentessa dell’Università di Udine:

«Buongiorno, stamattina sono qui per ricordarvi che gli studenti universitari non rientrano in ateneo da 11 mesi. Noto che anche dopo le feste nessuno si è degnato di considerare la categoria degli studenti universitari, totalmente abbandonata dalle istituzioni e da un ministro che ormai latita da un pezzo. In questi 11 mesi abbiamo continuato a pagare le tasse nonostante i problemi economici che tante famiglie avranno avuto e non è stato trovato uno straccio di soluzione. Sono 11 mesi che ci stiamo spersonalizzando davanti a un computer, ci sono docenti che non sanno nemmeno che faccia abbiamo e noi non sappiamo che faccia abbiano i docenti. L’Università con la U maiuscola è un posto dove si coltivano menti e si scambiano idee, menti e idee che non possono essere coltivate e scambiate tramite un pc, tramite una didattica a distanza che funge solo da palliativo per una situazione di agonia. Un paese che non si interessa del futuro dei suoi giovani è un paese vecchio, che si lamenta però quando quei giovani se ne vanno via per venire valorizzati in altri paesi. Io ormai sono esausta, stanca di sentire ogni giorno le stesse parole e di non ricevere risposte. Risposte che il paese mi deve e ci deve perché siamo anche noi cittadini, gli studenti universitari non sono studenti di serie B, sono studenti che meriterebbero un encomio per come hanno vissuto e gestito questa situazione, lasciati fondamentalmente ad “autogestirsi”. Sono momenti di vita che non ci restituirà nessuno, e non me ne vogliano i genitori di figli piccoli, però la laurea non capita tutti i giorni, la gioia di uscire dall’università dopo aver passato un esame difficile che ci stava addosso come un macigno, il poter avere un confronto diretto con i docenti e non dover sgomitare “virtualmente” su una piattaforma per farci sentire, la stesura della tesi (che vi lascio solo immaginare cosa significhi non avere il relatore vicino), sono tutti momenti che a nessuno è venuto in mente di considerare, e di considerare quanto per noi sia doloroso andare avanti così. Sto iniziando il mio secondo semestre del secondo anno di magistrale e quindi sto concludendo il mio percorso universitario davanti a uno schermo e non lo auguro a nessuno.
Rendo questo post pubblico se qualcuno volesse condividerlo (nel caso lo faceste ve ne sarei grata davvero). È uno sfogo diverso che affido ai social nella speranza che tanti si accorgano che anche noi esistiamo».

Fonte: pagina Facebook di Alessandra Peru (4.1.20121)

Mi sembra un testo davvero saggio e commovente, una testimonianza struggente, concreta e splendida da parte di una studentessa la quale ha compreso che cosa significhi essere parte della Communitas universitaria e di che cosa la stiano privando le irrazionali, contraddittorie, miopi scelte dei decisori politici e accademici, a partire da uno dei più discutibili, un soggetto politico e insieme accademico, il ministro dell’Università Gaetano Manfredi, che anche alla Federico II di Napoli, della quale è stato rettore, ricordano senza nostalgia.
Almeno Lucia Azzolina (laureata nel Dipartimento di Scienze Umanistiche di Catania) si è battuta, pur con scarsi risultati, per tenere aperte le scuole, mentre Manfredi è, come scrive la studentessa Peru, «un ministro che ormai latita da un pezzo».

Linguaggio, potere, epidemia

di Alberto Giovanni Biuso
(10.1.2021)

Zona rossa, lockdown, distanziamento, responsabilità, assembramenti…sono ormai i mantra patetici, dannosi e grotteschi di un’autorità smarrita, ripetitiva, retorica, riduzionistica, interessata soprattutto a perpetuare se stessa, disinteressata alla reale salute psicosomatica e sociale del corpo collettivo, come si può evincere anche da una testimonianza sulle modalità con le quali in un paese della Sicilia (o più di uno?) vengono ‘ottenuti’ i dati relativi ai positivi alla Sars2, modalità che oltre a essere del tutto arbitrarie (e quindi non scientifiche) mi sembra che possano configurare anche dei reati.

È stata costruita una orwelliana neolingua che è anche un coacervo di luoghi comuni ripetuti con la passività di ogni conformismo, con l’illusione di utilizzare la lingua del bene, con il cinismo della menzogna etica. Su questo sito Peppe Nanni ha elaborato un efficace Dizionario di tale lingua tetroterapeutica.

Mentre i barbari che non sanno governare la storia e le sue epidemie sembrano costringerci a ripetere ossessivamente questi belati d’ignoranza, alcuni di noi trovano i linguaggi che ci fanno comprendere come la malattia all’umano non venga da fuori ma sia ben infitta nella sua natura.
Giorgio Agamben, ad esempio, qualche giorno fa ha scritto  che  «quello che abbiamo oggi sotto gli occhi è l’estrema deriva di questa rimozione della morte: per salvare la loro vita da una supposta, confusa minaccia, gli uomini rinunciano a tutto ciò che la rende degna di essere vissuta. E alla fine Gaia, la terra senza più profondità, che ha perso ogni memoria della dimora sotterranea dei morti, è ora integralmente in balia della paura e della morte. Da questa paura potranno guarire solo coloro che ritroveranno la memoria della loro duplice dimora, che ricorderanno che umana è solo quella vita in cui Gaia e Ctonia restano inseparabili e unite» (Gaia e Ctonia, 28.12.2020).
Significativo anche l’intervento di Davide Miccione a proposito di una riflessione sui Negazionismi, con la relativa mia risposta:

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Sono d’accordo riga per riga, parola per parola con quello che scrivi nell’articolo sul covid. Te lo scrivo, nonostante di solito sia molto restio a postare e commentare sul web, perché ho l’impressione che la pandemia stia da un lato aumentando le distanze tra le varie posizioni sul mondo (invertendo il processo “mediocratico” di cui parla Deneault) e dall’altro stia riconfigurando nuove lontananze e vicinanze, e temo anche nuove solitudini, un po’ come il fascismo del ventidue-venticinque. Questioni come il valore della corporeità nell’esistenza umana, la stima nei confronti dell’impresa scientifica che non può essere “fede” nella scienza, una lettura del potere meno infantile di quella che vedo in giro, non possono più essere solo letture teoriche buone per un seminario ma si stanno facendo carne e sangue e diversa appartenenza alla polis sotto i nostri occhi. Non vorrei che dopo il realismo capitalista di Mark Fisher, per cui ormai si è fatto impensabile ciò che non è capitalismo, dovessimo obtorto collo cadere anche in un “realismo sanitario”.

Ti sono davvero grato di questo intervento, anche perché so quanto tu sia restio a commentare sul web.
In un contesto di irrazionalità e di terrore come quello nel quale ci troviamo, la tua condivisione mi è di particolare soddisfazione.
È del tutto vero ciò che designi con la consueta tua esattezza: il fatto che la Sars2 «stia riconfigurando nuove lontananze e vicinanze, un po’ come il fascismo del ventidue-venticinque».
Infatti ciò che per delle persone con un bagaglio culturale anche modesto dovrebbe essere evidente:
-la funzione politica che il virus sta svolgendo
-l’accelerazione imposta ai processi di dematerializzazione
-gli enormi interessi economici in gioco da parte delle piattaforme
-il ritorno a un ‘positivismo’ così rozzo da non meritare neppure la denominazione comtiana
-l’infantilizzazione del corpo sociale
-il dilagare dell’ignoranza come frutto della chiusura delle aule scolastiche e universitarie;
questo (e altro) che per degli intellettuali dovrebbe essere oggetto di discussione su come resistere a un simile epocale regresso, diventa invece ragione di aggressione verso quei pochi (un solo esempio: Agamben) che formulano analisi non conformiste, tanto da incrinare o, come tu dici, «riconfigurare» antiche relazioni intellettuali e amicali, così come avvenne agli inizi del fascismo e del giudizio che se ne diede. Perché di fascismo sanitario si tratta, come aveva già intuito e previsto Ivan Illich.
Ma l’elemento più impressionante -ed è per questo che ho citato il ‘tradimento degli intellettuali’ di Benda- è il comportamento della più parte di coloro che dovrebbero sempre pensare in modo critico e che invece stanno convergendo con le banalità, gli insulti, le aggressioni, i luoghi comuni, i terrori, il primitivismo concettuale della bestia immonda che è la massa Social.
Qualunque cosa accada, questo precipitare compiaciuto nel conformismo della massa non è perdonabile.

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Il lavoro filosofico che emerge da queste analisi ci aiuta a conservare e a comunicare la consapevolezza della duplice dimora in cui abitiamo, dell’inseparabilità del vivere e del morire. Non come decesso, quest’ultimo, ma come sostanza stessa del tempo che siamo.
Una civiltà che nel morire vede soltanto un fallimento è una civiltà morta, è la civiltà barbarica della Sars2, del Covid19.
Ogni filosofia radicata nell’immanenza e nella finitudine – dai Greci a Nietzsche, da Spinoza a Heidegger – raffigura invece una civiltà della vita piena e completa, anche perché non teme Ἀνάγκη, l’inevitabile, il tempo, la fine.

[L’immagine, scattata a Siracusa, è di Stefano Piazzese]

Una neolingua tetroterapeutica

di Peppe Nanni
3.1.2021

Proverbi della neolingua tetroterapeutica. Per esempio:
 
Vedo troppa gente in giro
I camion di Bergamo
Lo faccio per gli altri
Distanti ma uniti
Pensate alle cene mentre ci sono i morti
Una dieta appropriata al loccdaun
C’è meno smog
Spero bene da te
Non uscivo neanche prima
Meno male che c’è Netflix
Faccio ginnastica in bagno
Ora legale per la Nascita di Natale
Non è il momento di fare polemiche
E allora tu cosa proponi?
Hai ragione, ci devono dare ordini più chiari
La Scienza non è un’opinione
Troppi scienziati fanno confusione
Io non ho le competenze, mi affido alla Merkel
La prozia è una congiunta?
Non hai visto la Svezia?
Allora sei un trumpista!
Uccidi la nonna per un aperitivo
È un problema di scarsa educazione. Chiudiamo le scuole
Non solo i vecchi, ho letto che inKazakistan ha la febbre anche un bambino
Tante lagne per qualche sacrificio, pensa se ci fosse la guerra
Siamo in guerra
Dovete lavarvi le mani
Cerchiamo di fare la nostra parte. Non dovete lavarvene le mani
Appena vi abbiamo detto di comprare  col cash back nei negozi e non on line, ci avete preso sul serio

Oscurantismi

di Alberto Giovanni Biuso
(29.12.2020)

Nei confronti del vaccino anticovid ci sono medici e operatori sanitari prudenti, com’è naturale che accada se si sa che cosa un vaccino sia. Gli urlatori dei Social Network -e ahimè anche alcuni decisori politici e altri medici- rispondono con richieste di censura, punizione, radiazione e altre violenze. Tipico di tutta la questione Covid19. Da mesi.
In ogni caso spero che saranno in molti a vaccinarsi liberamente, se questo potrà restituire un poco di razionalità al corpo sociale e ai decisori politici.

A proposito dell’atteggiamento dogmatico e oscurantista in medicina e dei gravi danni da esso prodotti, ricordo il tragico argomento della tesi di laurea del Dott. Louis Ferdinand Auguste Destouches (Céline), da lui discussa il 1 maggio 1924.
Tesi di storia della medicina dedicata al caso del Dottor Ignác Fülöp Semmelweis.
Qui una mia recensione alla tesi/libro: Céline, gli umani, la medicina (pdf), pubblicata sul numero 3 di Vita pensata (settembre 2010), alle pp. 60-62.

La grande reclusione

di Alberto Giovanni Biuso
(19.12.2020)

«Oltrepassata la soglia, la società diventa scuola, ospedale, prigione, e comincia la grande reclusione. Occorre individuare esattamente dove si trova, per ogni componente dell’equilibrio totale, questa soglia critica» (Ivan Illich, La convivialità, Red, Como 1993, pp. 11-12).
Illich aveva compreso dove conduce il culto per la ‘vita’ a ogni costo, per un fantasma che ignora le dimensioni psicosomatiche, complesse, temporali della salute; dove conduce il culto per un totem collettivo al quale sacrificare ogni pietà, ogni buon senso, ogni fermarsi davanti al limite delle tecnologie sanitarie e politiche e alla necessità che gli umani nutrono di incontrare l’altro.
Il risultato è che si muore sempre più soli e sempre più disperati; l’epidemia da Covid19 sta portando al culmine tale dinamica.

«L’attuale frenesia medica è una chiara manifestazione di ciò che i greci definivano hybris: non più soltanto una trasgressione del limite -la qual cosa sarebbe ancora, malgrado tutto, un modo di riconoscerne l’esistenza- ma un’ignoranza o una ricusazione dell’idea stessa di limite. La Nemesi che colpisce questo accecamento non consiste solo nel morire male, ma anche nel vivere male. L’impresa medica, che si presenta come la punta avanzata e meno contestabile del progresso, è divenuta un fattore di decivilizzazione. Questa era, in ogni caso, la convinzione di Illich, il quale riteneva che i cittadini di un paese non avessero bisogno di una politica ‘sanitaria’ nazionale organizzata per loro, ma piuttosto di ‘fronteggiare con coraggio certe verità:
-non elimineremo mai la sofferenza;
-non guariremo mai tutte le malattie;
-moriremo».
(Olivier Rey, Dismisura [Une question de taille, 2014], Controcorrente, Napoli 2016, p. 52).
Mesi di regioni ‘rosse’ allo scopo di ‘abbracciarci a Natale’. E il risultato è, appunto, «la grande reclusione». Non basteranno 10 giorni di chiusura tra il 2020 e il 2021. Non basterà mai nulla. Perché non si tratta di salute e di scelte politiche, si tratta di un’ideologia magica e fanatica. Si tratta di nichilismo.

Un sorriso, un abbraccio

di D., uno studente responsabile
(16.12.2020)

[Ho ricevuto da D. – che si firma «uno studente responsabile» perché lo è – una testimonianza straordinaria nella sua lucidità, nel suo dolore, nella consapevolezza e nella verità.
Con il suo permesso la pubblichiamo qui, affinché chi la legga possa ricordarsi che «
la vita non vale niente se non vale più della vita» e che al di là di ogni legittima paura c’è il coraggio di chi non ha rinunciato a pensare (Alberto Giovanni Biuso – Università di Catania)]

Caro Professore,
Le scrivo per dirLe che al momento non mi sento una persona felice.
Da mesi ormai sento che la vita mi si dà soltanto come ricordo e come esigenza. Al mattino sto, inerte, innanzi alle mie aspettative e a quelle altrui, incapace di rispondere sia alle une che alle altre, e la sera ascolto gli echi della mia vita passata, l’unica che riesco a portare al livello della presenza. Nei miei vent’anni, sento che la vita mi chiede molto e sento di voler chiedere molto alla vita: il peso dei miei desideri e del futuro mi opprime in modo silenzioso, è sufficiente la loro sola esistenza. E le suole di piombo del mio passato mi impediscono di compiere anche un solo passo in avanti.

Da mesi ormai la mia vita è questo oscillare tra il prima e il dopo, senza una linea continua che li unisca e che possa chiamare presente. Mi è stato chiesto di vivere di meno e l’ho accettato, non posso  altrimenti. Ne soffro e mi viene chiesto di sentirmi in colpa per questo, perché è poca cosa vivere a un metro dagli altri, perché ho ancora tutta la vita davanti, perché bisogna fare sacrifici e avere rispetto dei morti, dell’emergenza sanitaria, bisogna essere responsabili e comportarsi bene. Per carità, non lo nego.
Ma la filosofia mi ha insegnato che per avere rispetto della vita occorre avere rispetto del tempo e della morte, porgere loro la propria amicizia. Ho imparato presto qual è la differenza tra una vita e un’esistenza e temo che la nostra epoca abbia, da molto ormai, dimenticato che la vita è un’altra cosa dall’essere-in-vita, dai parametri che la medicina, l’economia e la politica usano per governare i nostri corpi. La vera tragedia di questa pandemia non è né la morte né il dolore, ma le morti asettiche in ospedale, il fallimento delle attività commerciali, la privazione di un sorriso o di un abbraccio. Per molti la filosofia è solo chiacchiera; per me è l’unico vaccino che ci salva.
E così sto qui, ad un metro di distanza dalla vita, a ricordare impotente che la vita non vale niente se non vale più della vita.

La ringrazio per l’ascolto,
D., uno studente responsabile

[Photo by Marco Bianchetti on Unsplash]

La stanza di zia Léonie. I

di Barbara Biscotti
(13.12.2020)

«quella zia Léonie che dopo la morte di suo marito, lo zio Octave, non aveva più voluto lasciare, dapprima Combray, poi la sua casa di Combray, poi la sua camera, infine il suo letto, e non “scendeva” più, sempre coricata in un vago stato di afflizione, di abbattimento fisico, di malattia, di idea fissa e di devozione»

La prima volta abbiamo reagito. È per due mesi, pazienza, ha pensato una parte di noi. L’altra parte, però, intanto ha ruggito, facendo sentire la propria voce sulle discutibili tecniche della gestione dell’emergenza – che pure non si nega – nascoste sotto quell’invocazione al pazientare, sulle mille interpretazioni della situazione in cui, ognuno cercando di mantenere a modo suo – tutti legittimi – una certa lucidità, abbiamo letteralmente “dato i numeri”.
Poi ci siamo illusi che si stesse tornando a una certa normalità. I più accorti sapevano che si trattava di mera illusione. Ma pazienza, ancora.
Ora è sotto gli occhi di tutti il fatto che l’emergenza è destinata a durare. E a lungo.
Ma qualcosa nel frattempo è accaduto. Temo, in generale, per un senso di maggior acquiescenza e rassegnazione che si percepisce nell’aria, accompagnato da una cupezza che non è solo legata all’avvicinarsi del solstizio d’inverno. Ma qui compio un esame di coscienza, facendo riferimento anche a quanto mi sento dire da altre e altri che, come me, nella vita fanno gli “intellettori”, cioè quelli che di mestiere usano il loro intelletto come strumento (personalmente preferisco riservare il termine “intellettuale”, che non mette in luce la natura umilmente artigianale di tale attività, a pochi e senz’altro non a me).

Ora, nell’animo di ogni intellettore alberga da qualche parte una “stanza di zia Léonie”. Proust riandava con la memoria agli odori confortanti di quel luogo, al senso di calore e cose buone che evocava. Ma erano memorie infantili. Importanti, ma infantili.
È vero, ognuno di noi sa bene che si tratta di una bella stanza, piena di libri, di cose da osservare, smontare e rimontare, in cui ci si può rifugiare, si può fare in santa pace il proprio modesto lavoro di chi ha la fortuna di poter pensare e costruire forme, a volte utili, a volte inutili, fatte di pensiero. Ogni intellettore, specie oggi che la modernità l’ha relegato nella classe del cognitariato chiamata a stare alla catena di montaggio dei saperi, anela ad avere ancora dei momenti in cui chiudersi lì dentro e costruire con amore e cura i propri oggettini, libri essenzialmente.
Ma ora è diverso. Ora scopriamo improvvisamente di non essere più i visitatori pieni di stupore della stanza di zia Léonie, che entrano, mangiano il boccone di madeleine intinta nel the ed escono appagati, pronti ad affrontare la giornata e a vivere il mondo.
Ora ci ritroviamo a essere zia Léonie, che si ritira dal mondo in seguito a un lutto.
Di fronte ai lutti si può reagire in due modi. O si lascia passare il tempus lugendi, quello necessario a ciascuno, e piano piano si torna al mondo, cambiati ma ci si torna. O ci si lascia annientare dalla perdita, ritirandosi in uno spazio interno, ovattato, dove l’aria è «satura della quintessenza di un silenzio così sostanzioso, così succulento, che non m’addentravo in esso senza una sorta di golosità». Un silenzio rassicurante, certo, ma intessuto di rinuncia al mondo.

Annichiliti dal lutto per la morte delle nostre diverse libertà, molti di noi non si sono resi conto, come zia Léonie, del fatto che stavamo noi stessi, con i nostri corpi-menti, scivolando in una progressiva autoreclusione, dalla città alla casa, poi alla stanza: da ultimo ci attenderà il letto. Poco alla volta stiamo noi stessi uccidendo la prima tra le nostre libertà, quella intellettuale. La fatica di varcare la soglia della stanza, della casa, che ci immette negli spazi della polis, è stata sovraccaricata di ostacoli, di prove eroiche, cui anche il rigido clima invernale aggiunge il suo carico. E a mano a mano ci siamo adattati al confortevole piccolo spazio caldo della nostra stanza, in cui possiamo giocare con i nostri balocchi e nel quale però il corpomente, avendo poca metratura per muoversi, si rattrappisce, perde elasticità, e soprattutto non incontra altri corpimente con cui confrontarsi e misurarsi.
Dunque, attenzione a questa deriva. Perché è quello che da molte parti si vuole.
Parafrasando un vecchio slogan, c’è una zia Léonie in ognuno di noi: uccidila.

Dunque, forza zia Léonie, rimetti in moto le gambe, anche se solo sulla cyclette. Che magari poi, nonostante il freddo e l’aria inquinata, esci e vai a fare una passeggiata. Incontrare l’altro, anche con la mascherina e la distanza, può attivare cortocircuiti importanti. Non lasciamo che la fatica, le difficoltà ci scoraggino. Proponiamoci di incontrare ogni giorno qualcuno, fosse anche solo il giornalaio. Ma di incontrarlo davvero, parlarci.
E rimettiamo in moto le menti, che magari, invece di raccontarcela da soli, dentro i nostri libri, ne incontriamo altre. E se la pensano diversamente da noi, è pure meglio, che si fa un po’ di stretching più intenso… Discutere, confrontarsi, arrabbiarsi sia il nostro calendario dell’avvento: ogni giorno riflettere insieme a qualcun altro su un aspetto del presente.
Perché per i pochi intellettuali e per i molti intellettori pensare nella/per la/con la polis non è una scelta, bensì un dovere. Basta leggere Gramsci ogni mattina, quando ci si sveglia, per balzare su da quel letto della zia e uscire dalla porta della stanza, della casa:

“L’indifferenza è il peso morto della storia. L’indifferenza opera potentemente nella storia. Opera passivamente, ma opera. È la fatalità; è ciò su cui non si può contare; è ciò che sconvolge i programmi, che rovescia i piani meglio costruiti; è la materia bruta che strozza l’intelligenza. Ciò che succede, il male che si abbatte su tutti, avviene perché la massa degli uomini abdica alla sua volontà, lascia promulgare le leggi che solo la rivolta potrà abrogare, lascia salire al potere uomini che poi solo un ammutinamento potrà rovesciare. Tra l’assenteismo e l’indifferenza poche mani, non sorvegliate da alcun controllo, tessono la tela della vita collettiva, e la massa ignora, perché non se ne preoccupa; e allora sembra sia la fatalità a travolgere tutto e tutti, sembra che la storia non sia altro che un enorme fenomeno naturale, un’eruzione, un terremoto del quale rimangono vittime tutti, chi ha voluto e chi non ha voluto, chi sapeva e chi non sapeva, chi era stato attivo e chi indifferente.”

(A. Gramsci, “La Città Futura”, in L’Ordine Nuovo, 11 febbraio 1917)

Apocalittici senza vaccino

di Alberto Giovanni Biuso
(30.11.2020)

Non nascondono più il compiacimento per una situazione che li vede al centro del potere e dell’informazione.
Sperano che non finisca più, in modo da non dover tornare alle loro anonime esistenze.
Parlano per quello che sono, degli irresponsabili.
Questi apocalittici parlano come se fosse cosa inevitabile e fisiologica mantenere a tempo indeterminato l’abisso di asocialità, di miseria economica, di angoscia psichica. Parlano come ignoranti della salute, che è un fatto complesso, costituto da dimensioni organiche, metaboliche, immunitarie, relazionali, psicosomatiche, temporali.
Parlano come chi si compiace di privare i ragazzi del futuro, gli adulti della pienezza, gli anziani della compagnia che lenisce l’inevitabile morire.
Parlano come gli stolti che sono, per la cui insipienza non esiste alcun vaccino.

 

 

Contagion

di Alberto Giovanni Biuso
(30.11.2020)

Contagion
di Steven Soderbergh
USA, 2011
Con: Laurence Fishburne (Ellis Cheever), Matt Damon (Thomas Emhoff), Kate Winslet (Erin Mears), Gwyneth Paltrow (Beth Emhoff), Jude Law (Alan Krumwiede), Marion Cotillard (Leonora Orantes)

Un pipistrello vola. Lascia cadere parte del proprio cibo che viene raccolto da un maialino. Il quale diventa presto pietanza in un ristorante di Hong Kong. Una cliente apprezza così tanto il piatto da chiedere di farsi una foto con il cuoco che ha cucinato il maiale. I due sono quindi vicini e sorridenti. Tornata nel Minnesota, Beth Emhoff sta male e in due giorni muore. Da lì il contagio si propaga velocemente tramite le mani che toccano, gli oggetti toccati, la tosse.
Nulla si sa del nuovo virus: «La migliore difesa per ora è il distanziamento sociale: stare in casa, lavarsi le mani, non incontrare nessuno», non toccarsi mai il viso. Il Parlamento si organizza per lavorare on line. Tra gli specialisti e sulla stampa si moltiplicano i riferimenti all’epidemia spagnola del 1918-1920. I medici dicono ai potenziali contagiati e anche ai sani «non parli con nessuno, non tocchi nessuno». I genitori raccomandano ai bambini: «Tieniti a distanza da altre persone». In quanto immune, il marito di Beth dice: «Se sono immune, non potreste usare il mio sangue per la cura?». I governatori di alcuni Stati chiudono le frontiere. Camion dell’esercito per le strade. Si cerca in tutti i modi di trovare un vaccino. Chi si è vaccinato ottiene un braccialetto che gli consente di muoversi liberamente; chi non è vaccinato è sottoposto a controlli e perdita dei diritti.

Familiare, vero? Ma è la trama di un film del 2011. Le principali differenze rispetto alle realtà che stiamo vivendo nel 2020 sono costituite dai saccheggi e dalle violenze, che avvengono subito e in modo grave; dal numero assai più alto di morti, che nel film è dopo alcuni mesi di 26 milioni nel mondo (attualmente i morti da Sars2 si attestano intorno al milione e mezzo); dalla virulenza decisamente più aggressiva e potente del virus di Contagion. Una curiosa differenza è che nel film le maschere/museruole appaiono ma non sono obbligatorie.
Una differenza a sfavore della realtà è però che nel film il vaccino viene trovato dopo pochi mesi ed è efficace. I provvedimenti sanitario-politici di esperti e amministratori smarriti e terrorizzati sono invece gli stessi. Identico è naturalmente il panico  e simile è la fine della socialità.

Anche le singolari ma in fondo ovvie coincidenze tra un’opera di fantasia e quanto dopo dieci anni sta effettivamente accadendo mostrano che sono prevedibili e sono state previste epidemie causate in primo luogo dalla perdita della biodiversità, dalla distruzione degli ambienti nei quali vive la fauna selvatica, dal diffondersi ovunque e in modo industriale dei macelli e dell’alimentazione carnea. Il virus è dunque anche il risultato della relazione distorta tra Homo sapiens e gli altri animali
La Covid19 passerà ma la possibilità che si ripeta a livelli più gravi è realistica, per la semplice ragione che decisori politici e società civile non sono in nessun modo disponibili e capaci di modificare davvero (e non con il patetico e pericoloso alibi dello «sviluppo sostenibile») i modelli economici e lo sfruttamento insensato del pianeta Terra. Il quale si difende e si difenderà in tutti i modi da noi.
Per quanto riguarda il film di Soderbergh, la prima parte è avvincente e ha un ottimo ritmo, poi però scivola nel genere catastrofista hollywoodiano.